Sommaire

Si vous désirez vous lancer dans l'écriture et devenir un célèbre écrivain, suivez attentivement ces quelques conseils.

Tout d'abord, achetez un ordinateur portable, outil indispensable de l'écrivain tendance. Si vous ne disposez que d'un fixe, jetez-le aux encombrants. Disposez-le sur un bureau minable, de préférence dans une chambre de bonne minable, ce qui prouvera que vous avez « galéré » pour vous en sortir, ça fait toujours bien.

Ayez des problèmes de vue. En effet le port de lunettes apporte une touche cérébrale qui vous servira le moment venu. Regardez par-dessus les verres, votre crédibilité n'en sera qu'augmentée.

Disposez, sur votre bureau minable dans votre chambre minable, un mug rempli de café et un cendrier débordant de vieux mégots. Vous témoignerez ainsi de votre acharnement au travail, et de votre immense état de fatigue après dix heures d'écriture non stop. D'autre part vous nourrir de café et de cigarettes vous permettra de mourir plus vite. Chacun sait que l'espérance de vie des artistes, des vrais, ne dépasse pas trente-cinq années, et que l'on devient célèbre uniquement lorsqu'on ne peut plus en profiter.

Informez votre entourage de votre nouvelle lubie. Vous serez forcément encouragé par des gens qui ne liront jamais une ligne de votre manuscrit, mais qui vous diront que c'est bien. Cependant, mieux vaut que ni vos amis ni votre famille ne lisent réellement vos nouvelles. Ils pourraient se reconnaître dans certains personnages (pourtant inventés de toute pièce), et ne plus jamais vous adresser la parole ou vous déshériter.

Expliquez que votre objectif est de vous faire publier. Attendez-vous alors à être pris pour une bête curieuse ou pour un intellectuel foireux. Attendez-vous à de subtiles réflexions du type « Cool tu vas passer chez Ruquier », ce qui constitue forcément le but ultime de votre vie.

Une année plus tard, le temps de vous rendre compte que personne ne paierait pour lire vos banales mésaventures, créez un blog, et suppliez vous amis de faire exploser le nombre de visites. ;-)

Le super( ?)marché
Et vous, le mariage, c'est pour quand ?
Notre test de la semaine: Est-il toujours amoureux de vous?
Juste pour rafraîchir les pointes
Plateau-télé
Les neutres
Le scrabble du dimanche après-midi
Qu'est-ce que tu deviens?
Le déménagement
Il est où le petit nénez??
Mon dieu il est malade
La virée en boîte
Un esprit sain dans un corps sain
Réveil-matin






# Posted on Tuesday, 02 December 2008 at 12:48 PM

Edited on Sunday, 02 August 2009 at 5:13 AM

Le super( ?)marché

Le super( ?)marché
Votre frigo est vide, vous n'avez plus rien à manger. Vous repoussez ce moment depuis plusieurs jours, faisant les fonds de tiroir et inventant de nouveaux plats à base de restes périmés, mais l'inévitable surgit devant vous : vous devez faire des courses.
Faire les courses est pour vous synonyme de cruel calvaire, d'horrible torture, de supplice interminable. Vous attendez avec impatience l'époque où vous pourrez effectuer vos achats de dentifrice comme de légumes sur Internet, et qu'un charmant jeune homme vous les amènera à votre porte et les rangera dans votre placard gratuitement. Après avoir passé un coup de chiffon pour enlever les grains de riz collés sur l'étagère. Et dégivré votre frigo. En attendant ce jour béni, vous vous tapez toutes ces besognes vous-même.

Après avoir tourné pendant une bonne demi-heure sur le parking bondé du magasin, vous dégotez une place entre deux voitures mal garées ; des conducteurs sournois ont du le faire exprès, et doivent vous espionner en riant, cachés derrière un poteau. Vous vous contorsionnez, ouvrant délicatement votre portière, réprimant une envie folle de griffer la carrosserie de la voiture voisine.

Vous pouvez partir chercher un caddie. Vous glissez votre pièce de un euro (retrouvée sous le siège arrière) dans la fente prévue à cet effet, mais ça ne marche pas. Vous poussez, puis tirez sur l'attache rouge, les deux bras tendus et un pied calé contre le caddie de devant. Il se débloque soudainement et vous manquez de vous retrouver quinze mètres derrière, les fesses dans une flaque d'eau.
Comme à chaque fois, vous êtes tombée sur l'unique caddie détérioré du magasin. La roue avant droite est bloquée et de travers. Vous avancez laborieusement, maintenant le chariot en rotation permanente pour qu'il roule à peu près droit, le buste penché vers l'avant et le front dégoulinant de sueur, les jambes courant dans le vide sur le carrelage glissant.

Etant donné que vous tenez un minimum à vos pauvres vertèbres, vous utilisez la technique de la flemmarde-sans-gêne : vous laissez, pendant que vous flânez tranquillement dans les différents rayons, votre caddie en plein milieu de l'allée centrale, devant le stand de promotion de papier toilette, de sorte que le magasin entier en soit dérangé. Avec un peu de bol votre chariot va bloquer l'abruti garé à côté de votre voiture.

Vous sortez de votre poche une liste digne d'un papyrus égyptien et avancez, tout en la relisant une bonne dizaine de fois. Vous dévalisez le rayon boîtes de conserve (très pratique pour dépanner, quand votre frigo sera vide). Vous prenez du cassoulet, des haricots verts, du taboulé prêt en cinq minutes, et de la choucroute, ça changera. Rayon chocolat/confiseries : vous courez sans regarder sur les côtés. Mais vous avez une excellente vision périphérique, et avez entraperçu du chocolat blanc praliné, votre préféré. Vous faites demi-tour et en prenez trois plaques (mais ça n'est pas pour vous, c'est surtout lui qui en mange). Rayon fruits et légumes : vous prenez dix-huit petits sacs en plastiques car vous êtes une grande consommatrice de verdure ; vous vous léchez les doigts plusieurs fois avant de parvenir à les ouvrir, pour y déposer des carottes, un kilo de courgettes, et plein d'autres légumes qui, c'est sûr, partiront vite. Il ne vous reste plus qu'à trouver les touches correspondantes pour peser vos dix-huit sacs un par un. Heureusement, ils ont mis des petits dessins.

Arrive l'instant que vous redoutez : le passage en caisse. La numéro trente-deux semble avancer assez vite, vous vous installez derrière un homme portant un panier rempli de canettes de bières de cinquante centilitres. Vous avez envie de faire un commentaire mais vous retenez, votre caddie contient trois bouteilles de vin rouge, du porto et un pack de bières pour samedi soir. Mais vous, vous n'avez pas que ça ! Vous repérez la personne qui est au même niveau que vous à la caisse d'à côté (une grosse dame avec un manteau rouge), histoire de vérifier si vous avez fait le bon choix ou si, une fois de plus, vous êtes tombée sur la caissière aux deux mains gauches et à l'unique hémisphère gauche.

L'attente commence. Vous cherchez quelque chose à observer pour passer le temps. Les couvertures de magazines télé feront l'affaire. Après avoir lu et relu les potins de la Star'Ac et le titre de la nouvelle série américaine à la mode, vous vous ennuyez ferme. Vous décidez alors de regarder derrière vous et de déduire la personnalité des gens et leur vie privée rien qu'au contenu de leur caddie. Ca occupe.

Une jeune fille arrive derrière vous avec seulement un rouge à lèvre (elle a bien choisi son moment) et vous observe d'un air implorant, désignant du regard votre montagne de courses. Agacée, vous vous sentez obligée d'être courtoise, mais sentez immédiatement une vague de regret monter en vous.

Une demi-heure plus tard, alors que la grosse dame au manteau rouge est sûrement déjà rentrée chez elle et regarde Plus belle la vie, tranquillement installée dans son canapé, vous trépignez d'impatience derrière la fille au rouge à lèvres, vous rongeant les ongles et imaginant une scène de meurtre, car son unique article ne passe pas. La caissière, le regard bovin et l'attitude nonchalante, balance un téléphone au bout de son bras ; elle vient d'appeler une certaine Kelly qui débarque en roller pour amener un autre rouge à lèvres, qui passe. Sauvée. La fille peu enfin sortir son chéquier (elle n'a plus de monnaie). Elle fouille dans son sac et y trouve un stylo, qui ne marche pas. La caissière lui prête le sien en lui demandant une pièce d'identité, dont elle recopie le numéro, lentement, chiffre par chiffre. Il y en a environ vingt-quatre. Au rythme d'un chiffre à la minute, vous louperez même le journal de vingt heures.

Enfin votre tour, la caissière vous lance enfin un « bonjour » manquant cruellement de sincérité (vous êtes devant son nez depuis une demi-heure, elle n'avait pas du vous voir), alors même qu'elle retire un petit panneau indiquant « Un sourire et je suis à vous ». Haaa, la théorie !
Vous déposez à toute vitesse vos boîtes de conserve, sachets de légumes et packs d'eau, allongée sur le bord du caddie et les jambes dans le vide pour parvenir à saisir les articles du fond. La caissière, si lente tout à l'heure, a mis le turbo rien que pour vous. Elle passe tous vos achats devant son petit robot qui fait « tut » à chaque code-barres. Vous sortez votre carte bleue, votre ticket de parking et votre carte de fidélité. En effet, vous avez hâte de revenir.
Arrivée à la voiture, vous ressortez toutes vos courses (ça ne fait jamais que la quatrième fois que vous les déplacez) pour les ranger n'importe comment dans le coffre. Votre superbe organisation de tout à l'heure ne ressemble plus à rien, étant donné qu'ils ne donnent plus de sachets plastiques. Il paraît que ça va sauver la planète ; pour le moment ça ruine juste les clients qui achètent chaque semaine trois sacs à dix centimes, avant de rentrer chez eux en voiture et de se faire couler un bain.

De retour chez vous, il ne vous reste plus qu'à tout ressortir et à tout ranger dans vos placards (ça ne fait jamais que la cinquième fois que vous les portez). Sachant que vous habitez au cinquième étage sans ascenseur. Vous n'en pouvez plus et vous affalez dans votre fauteuil. Vous êtes en sueur, les bras tremblant d'effort, les jambes flageolantes. Vous êtes harassée.

Ce soir vous n'aurez pas le courage de faire à manger. Vous ouvrirez une boîte de cassoulet, ça dépanne.
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# Posted on Sunday, 02 August 2009 at 5:09 AM

Edited on Sunday, 02 August 2009 at 5:28 AM

Et vous, le mariage, c'est pour quand ?

Et vous, le mariage, c’est pour quand ?
Comme toutes les petites filles, vous avez gobé sans sourciller les histoires de prince charmant, jeune, beau, courageux et attentionné, qui débarque avec son cheval blanc pour délivrer la pauvre princesse prisonnière de sa belle-mère. Plus tard vous avez constaté que la réalité est exactement l'inverse : la princesse se débrouille très bien, jusqu'au jour où elle tombe sur un prince pas forcément charmant, et devient alors prisonnière de sa belle-mère.

Comme toutes les petites filles, vous avez versé des larmes de bonheur en lisant la fin de Cendrillon : « Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants ». Oui, c'était cela votre vision du bonheur, votre désir le plus cher : vous retrouver un jour devant l'autel en robe blanche, puis dans une clinique pour accoucher. Les années passant votre point de vue a légèrement changé. Le mariage, oui, mais pour les autres.


Il faut dire que les cérémonies auxquelles vous avez assisté ont broyé les dernières miettes qu'il restait de vos rêves d'enfant. Dans votre entourage on s'est marié pour différentes raisons. Pour les impôts : si on se marie avant le mois de mai ça coûte moins cher. Pour les parents : nous ça ne changera rien mais eux ça leur fait plaisir. Pour la robe : j'ai toujours rêvé de porter une robe blanche à trois milles euros que je ne mettrai qu'une fois. Pour la promesse de fidélité : comme ça il ne me trompera plus. Pour la grand-mère : je voulais qu'elle assiste à mon mariage de son vivant. Pour le voyage de noces : trois semaines à Tahiti payées par les invités, ça ne se refuse pas.

La dernière messe de mariage à laquelle vous avez assisté était aussi animée qu'un sinistre enterrement. Vous vous êtes levée, assise, relevée, rassise, deux heures durant, les pieds congelés par la température ambiante de l'église, écoutant la chorale du village piailler des chants que personne ne connaît. Puis vous avez entendu un curé délivrer des commandements de bonne conduite à un couple qui, bientôt, allait vivre selon la loi de l'Eglise et engendrer de nombreux enfants qui iront au catéchisme. Si le curé les avait connu un minimum, il aurait su que leur niveau de piété arrive à peine à la cuisse de Clara Morgane.

Le vin d'honneur et la soirée ont été, fort heureusement, un peu plus ludiques. Après avoir descendu quatre ou cinq coupes de champagne (et quelques kilos de petits fours), vous avez décidé de partir en expédition pour découvrir à quelle table vous étiez placée. A une table de belles-mères et grand-tantes, noyée sous l'ombre de leurs chapeaux à plumes (et perles, tulle, fleurs, paillettes, rubans et autres accessoires) ? A la table du cousin que le marié déteste, et qui plombe toutes les soirées en décrivant les joies de son boulot de croque-mort ? A la table de la nièce aux gros nibards, à côté de qui Monica Bellucci paraîtrait androgyne ? Non, vous étiez placée à une table de « encore jeunes ». Cinq couples et, au bout, une assiette pour un invité célibataire qui espérait trouver son âme s½ur, à un autre bout de table, en ce jour de célébration de l'amour.

Lors du repas vous avez donc bu, pour oublier la conversation assommante de votre table, pour oublier la tentative de valse des mariés qui jouaient à se faire des croche-pieds, pour oublier la pièce montée ornée de petits mariés inexpressifs en plastique, pour oublier la grand-mère qui se déhanchait sur « la chenille qui redémarre ». Au-delà d'un certain taux d'alcoolémie, vous avez, vous aussi, commencé à remuer les fesses sur la chenille. Jusque six heures du matin.


Malheureusement vous commencez à avoir l'âge. Et en tant qu'aînée de la famille, vous avez le devoir de vous marier en premier. Si vous échouez à cette tâche, on vous prendra pour une rebelle anarchiste, une fille qui ne sait pas s'engager, ou encore mieux, une lesbienne refoulée. A chaque réunion de famille vous avez droit à la question « Et vous c'est pour quand ? ». Une réponse des plus banales, vagues et inexpressives, comme par exemple « Pour l'instant on n'y pense pas trop », ou encore « On verra dans quelques années », satisfait la curiosité de tous. Les fanatiques du mariage peuvent vous imaginer la bague au doigt dans une année maximum, les fervents opposants peuvent en déduire que vous repousserez éternellement l'échéance.

Effectivement, vous pensez plutôt repousser éternellement l'échéance. Aussi lorsque vous passez devant une vitrine de robes de mariées, vous ne tournez pas la tête (juste les yeux, discrètement). Lorsque vous regarder une mariée s'avancer laborieusement vers l'autel, agrippée au bras de son père, vous ne pleurez pas. Ou peut-être reniflez-vous, discrètement.
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# Posted on Tuesday, 16 June 2009 at 12:26 PM

Edited on Sunday, 02 August 2009 at 4:56 AM

Notre test de la semaine : Est-il toujours amoureux de vous ?

Notre test de la semaine : Est-il toujours amoureux de vous ?
Vous avez des doutes sur votre couple ? Vous ressentez le besoin de faire le point ? Vous vous emmerdez chez vous et n'avez que ça à foutre ? Alors répondez aux dix questions subtiles et pleines de bon sens de notre test élaboré par le psy de notre rédac', et vous obtiendrez la vérité absolue sur ses sentiments pour vous.


1/ En moyenne, il vous embrasse...
a. Dix fois par jour
b. Une fois par semaine, le dimanche
c. Une fois par an, lorsqu'il vous remercie pour son cadeau de Noël

2/ Le matin au réveil, il vous dit....
a. Bonjour mon amour, même sans maquillage tu es sublime
b. Tu peux faire le café ?
c. Oh la vache, qu'est-ce que tu pues de la gueule !

3/ La dernière rose que vous avez reçue, c'était :
a. Hier, juste comme ça
b. Pour la Saint Valentin, y'avait une promo
c. Quelques jours après votre rencontre, quand il mettait encore des chemises

4/ Au lit, il se montre...
a. Attentif, et il aime vous enlacer longuement après
b. Efficace, surtout pour lui
c. Il ne se montre plus, il dort dans le canapé

5/ La qualité qu'il préfère chez vous....
a. Votre classe en toute circonstance
b. Votre cuisson du steak saignant
c. Votre capacité à vous taire quand il vous le demande

6/ Le jour de votre anniversaire, il vous offre...
a. Rien, il a oublié. Un bijou le lendemain.
b. Rien, il a oublié. Un épilateur le lendemain.
c. Rien, il a oublié. Rien non plus le lendemain.

7/ Vous lui racontez votre mauvaise journée au boulot. Il vous écoute....
a. En vous regardant, puis verbalise ce qu'il ressent de votre souffrance, et vous prend dans ses bras
b. En ponctuant votre monologue de quelques « mmm »
c. En jouant à la Playstation

8/ Vous sortez dîner au restaurant
a. Il vous incite à choisir tout ce que vous voulez, et paie l'addition
b. Il vous demande d'un air soupçonneux si vous n'avez pas déjà mangé des frites la veille
c. Il drague la serveuse ouvertement

9/ Vous lui montrez la nouvelle robe que vous venez d'acheter
a. Il vous trouve très sexy et vous le fait savoir
b. Il vous rétorque que le bleu turquoise ne suit pas avec votre teint
c. Il marmonne que, sans les poils, ça irait mieux

10/ Vous abordez le sujet du mariage. Il vous répond...
a. Mon amour, veux-tu devenir ma femme ?
b. On verra, on n'est pas pressés
c. Rien, il finit d'avaler son hamburger







Résultats de notre test de la semaine (Est-il toujours amoureux de vous?):




Si vous avez un maximum de A :

Il est raide dingue de vous ! Il vous admire, intellectuellement comme physiquement, et il a bien raison, vous êtes formidable. Il serait prêt à tous les sacrifices pour vos beaux yeux. Son romantisme est admirable. Gardez-le, vous avez trouvé un perle rare ! S'il possède une grosse voiture, c'est encore mieux !
P.S : non valable si votre relation a moins de six mois ; vous êtes juste dans la phase d'idéalisation de l'être aimé.

Si vous avez un maximum de B :

L'amour est un jardin qu'il faut cultiver. Restez sur vos gardes, entretenez la flamme de la passion ! Jetez votre vieux pyjama et vos bigoudis ! Vous n'êtes pas assez sexy, pas assez féminine. Bref, s'il est moins amoureux de vous, il ne faut vous en prendre qu'à vous-même. Réagissez avant qu'il ne couche avec sa secrétaire (si ça n'est pas déjà fait).

Si vous avez un maximum de C :

Son indifférence à votre égard est flagrante. Visiblement il ne vous aime plus, vous êtes son bouche-trou, la cinquième roue de son carrosse, le dindon de sa farce. Ou alors c'est un grand sensible qui cache ses sentiments, à vous de voir. Dans tous les cas, vous avez gâché votre couple. Qu'avez-vous fait pour en arriver là ? Il ne vous reste plus qu'à vous séparer, ou à lire « Pourquoi les hommes ronflent et les femmes se mettent du vernis à ongles ». Désolés.
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# Posted on Sunday, 22 March 2009 at 10:29 AM

Edited on Monday, 23 March 2009 at 5:13 AM

Juste pour rafraîchir les pointes

Depuis quelques jours vous vous énervez chaque matin devant le miroir. Vos cheveux ne ressemblent à rien. Comme indiqué sur votre bouteille de shampoing, ils sont fins, plats et à tendance grasse. C'est çà, l'effet pygmalion. Vous les lavez tous les jours, espérant que par miracle votre ange gardien vous enverra une chevelure de rêve, souple, brillante, objet de tous les fantasmes masculins (vous aussi, vous le valez bien, mais la vie est injuste). Puis vous les séchez la tête à l'envers, il paraît que ça donne du volume. Chez vous, le volume ne dure que quelques secondes, le temps que le sang redescende de votre tête et que l'étourdissement passager disparaisse.
Plus rien n'y fait, vous vous trouvez moche même de dos. La déprime vous guette : il est temps de prendre votre courage à deux mains et un rendez-vous chez le coiffeur.

Vous entrez donc dans un salon branché, déco carrément fun et musique lounge. Une fille d'une vingtaine d'année, rousse avec une mèche rose, coiffure courte et ébouriffée à l'avant, longue queue de rat derrière, vous prend votre manteau en faisant claquer une bulle de chewing-gum.
« Alors qu'est-ce qu'on fait ? »
Les coiffeurs vous parlent toujours à la troisième personne, cette coutume reste un mystère.
Vous vous lancez donc dans une explication tout à fait claire, lui montrant la tête d'un mannequin découpée dans un magazine. Sur cette photo c'est LA coiffure qu'il vous faut. Dans le miroir au-dessus de votre tête, vous observez la coiffeuse qui, soulevant la racine de vos cheveux et tirant sur les pointes, se met à grimacer d'un air gêné.
« Mmm... vous n'avez pas un cheveu facile.... Vous les lavez tous les combien ?»
D'abord, vous en avez plusieurs, des cheveux. Et puis vous lui demandez si elle se brosse les dents, elle ?
Elle continue à agiter votre cuir chevelu en vous expliquant, à renfort de grands gestes, que cette coupe ne conviendra à votre cheveu. Trop fin, il faut raccourcir un peu le dessus pour donner du volume. Trop plat, il faut effiler les pointes pour donner du mouvement. Votre visage est carré, il ne faut pas trop l'encadrer. Lassée, vous finissez par lui demander de juste rafraîchir un peu les pointes. Vous resterez à jamais avec votre tête banale, votre style banal, et vos cheveux plats, fins et à tendance grasse.

Au rythme de la musique, maintenant techno-house, la coiffeuse se déplace autour de vous, traînant péniblement son tabouret roulant à grands coups de reins. Et oui, les coiffeurs souples qui gesticulent en vous admirant, ça n'existe que dans les pubs Jean-Louis David.
Vous aviez demandé, comme à chaque fois, pas trop court. Pourtant il ne vous reste plus que dix centimètres de poils sur le ciboulot. Elle n'a pas lésiné sur le dégradé ni sur l'effilage, vous en aurez pour votre argent. Vous êtes paniquée, mais attendez de voir le résultat sur cheveux secs, ce sera sûrement mieux.
Vous êtes perdue au centre d'une chaise dix fois trop large, une horrible blouse sur le dos, un pince maintenant vos cheveux sur le côté gauche, un Closer dans les mains. Et c'est à cet instant précis que votre regard croise celui d'un passant dont vous auriez bien fait votre 4 heures. Enfin votre regard croise le sien, mais lui ne s'attarde pas trop, comme s'il avait aperçu un caniche, ou un panneau de signalisation.

Une vive brûlure vous entame soudain le crâne du côté droit. Vos pensées pour le beau gosse s'évaporent aussi vite qu'elles étaient apparues. La coiffeuse commence le brushing. Votre tête se penche à quarante-cinq degrés à chaque coup de brosse. Vos cheveux, comme par enchantement, prennent la forme exacte que la coiffeuse veut leur donner (et non pas que VOUS aimeriez leur donner, le brushing-bouclettes-vers-l'extérieur, style Sheila à ses débuts, ne vous va pas trop).

La coiffeuse, soudainement disparue, revient avec un miroir qu'elle plante derrière votre nuque.
« Alors ça vous plaaaaaaît ?? », vous demande-t-elle, excitée comme une puce à l'idée de vous dévoiler son ½uvre.
Vous êtes effondrée. Surmontant votre envie de pleurer, vous répondez, le sourire crispé, que c'est très bien et que ça change... Tu parles d'un changement ! Heureusement que vous aviez demandé de rafraîchir les pointes ! Votre voisine de droite, un sapin de Noël orné de papier d'aluminium, vous dévisage avec stupeur, se demandant si elle aussi, elle ressortira avec cette tête.

Après avoir déboursé une somme faramineuse, vous vous précipitez chez vous en jetant un coup d'½il dans chaque vitrine. Votre coiffure est vraiment horrible. Vous vous jetez donc sous la douche dès votre retour pour rattraper le coup, et refaites un brushing, que vous ratez. Mais, comme il vous dit le soir même, c'est pas grave, ça repousse. Lentement.

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# Posted on Friday, 13 February 2009 at 1:05 PM

Edited on Sunday, 22 March 2009 at 9:59 AM